Monthly Archives: mars 2015

Ouverture d’une librairie à Chirongui

Avis à tous !

 Une librairie s'est ouverte à Chirongui , juste en face de la boulangerie....l’événement est rare et mérite d'être signalé!

"Au fil du Kalame"

 

 mail :               au-fil-du-kalame@orange .fr

 téléphone :      0269 61 57 07

 

C'est une petite librairie de proximité.

Elle se destine surtout à fournir des livres aux élèves. En stock, elles (ce sont des dames) ont

  • des annales,
  • du para scolaire,
  • des titres classiques du programme
  • quelques titres de littérature jeunesse,

Il y a aussi un petit rayon de littérature locale, et quelques bouquins d'occasion.

On peut passer des commandes, et les prix sont les mêmes que dans les autres librairies de l'île

 

Je me suis engagée à parler d'elles ici.

N'hésitez pas à aller les voir si vous avez besoin de livres, elles sont très sympas.

 

Encourageons les !

 

Isabelle MAURIN - Documentaliste

Violence et médias, compte rendu du second débat philo…

La maison des lycéens a accueilli 50 personnes, ce mercredi 25 février, au débat philosophique portant sur le rôle des médias dans la violence quotidienne, civile ou militaire. Les lycéens ont abondamment pris la parole en faisant preuve d’écoute et d’esprit critique autour de ce thème qui fait débat à Mayotte, notamment.

Le gros des discussions a porté sur l’origine de la violence chez les jeunes : imitation de parents eux-mêmes violents ou incapables de poser des limites à leurs enfants qui dérapent ? Des parents qui peuvent aussi être absents quand il s’agit de filtrer les programmes télévisés de leurs enfants… Valorisation excessive de la violence dans certains clips et films par des personnages violents dont la “réussite peut faire rêver ? Surabondance d’informations violentes au JT (agressions, massacres, guerres) qui banalisent la violence ?

Des élèves ont posé la question du contrôle des médias dont certains courent à l’audience, à l’audimat pour faire du profit. La violence fournirait donc les meilleurs gros titres, les images qui captivent le plus le public. N’y a-t-il pas déformation de l’information quand on survalorise certains événements ? Où se trouve la pédagogie quand le journaliste n’explique pas, à côté des faits, la valeur de ceux-ci ?

Le débat a porté sur Charlie hebdo, victime d’un attentat meurtrier en janvier. Des élèves ont trouvé que les journalistes étaient fautifs d’avoir choqué les musulmans. Ce à quoi d’autres élèves ont répondu que ce journal se veut satirique et qu’il se moque des extrémistes de tous poils. Un recul supplémentaire a été apporté par un élève disant que le rôle des médias est bien d’apporter des informations mais que, souvent, des gens les interprètent mal et ne cherchent pas à les comprendre.

Par ailleurs, les médias ne sont-ils pas victimes de règlements de comptes quand ils relaient des vidéos, des informations de groupes violents qui veulent frapper l’opinion publique ?

Quels sont les médias les plus fiables ? Les médias privés, publics, les médias d’opinions se revendiquant d’une idéologie ? Ces derniers ont un parti pris et donc éveillent un doute sur la qualité de leurs informations mais, de l’autre côté, ils sont francs et nous permettent de comparer différentes interprétations pour comprendre l’actualité. Le plus fiable outil est peut-être notre esprit critique et notre ouverture d’esprit.

Autre facteur de violence, pour les élèves, les différences de richesses qui engendrent des vols, des agressions. La société de consommation et son lot de publicités vendant le “bonheur” a peut-être aussi un rôle dans l’émergence de la violence si des gens pensent que le bonheur est dans la possession de biens matériels et la jouissance de services.

Enfin, la réflexion a porté sur la culture : une personne ignorante peut être parfaitement pacifiste alors qu’une personne éduquée peut être violente. Une invitation à développer une éducation de qualité, ce à quoi les élèves de Chirongui ici présents contribuent et contribueront assurément. C’est aussi le cas de quatre élèves du collège de Kani-Kéli venues avec deux enseignants, Dimitri Gueskine et Edith Benazech, encadrant l’atelier de radio-journalisme.

Rendez-vous le mercredi 25 mars, 13:40, à la maison des lycéens (face à la collation) pour débattre du rôle des langues et des cultures : nous rassemblent-elles ou nous divisent-elles ?